Le développeur reste l’un des profils structurants de la transformation numérique. Site e-commerce, application mobile, plateforme SaaS, logiciel métier, API, intelligence artificielle, architecture Cloud : derrière presque tous les produits numériques se trouvent des équipes de développement qu’il faut construire, faire évoluer et parfois entièrement recruter.
Mais recruter un développeur ne consiste pas à rechercher une liste de langages dans un CV. Un développeur Front-end React, un développeur Back-end Java, un Full Stack TypeScript, un Lead Developer et un Architecte logiciel peuvent tous appartenir à la même équipe tout en exerçant des métiers sensiblement différents.
La difficulté consiste donc à identifier le bon niveau de technicité, le bon environnement et surtout le bon rôle dans l’organisation.
Cabinet de recrutement spécialisé dans la Tech et le Digital, digiRocks recrute des développeurs Front-end, Back-end et Full Stack, mais également des Software Engineers, Lead Developers, Tech Leads, Engineering Managers et Architectes, sur des environnements JavaScript, TypeScript, Java, .NET/C#, PHP, Python, Node.js, Go, Ruby, Kotlin et de nombreuses autres technologies.
Pourquoi le recrutement de développeurs reste-t-il stratégique ?
Les besoins en développement ne concernent plus seulement les éditeurs de logiciels ou les entreprises technologiques.
Banques, assureurs, industriels, retailers, groupes de luxe, médias, start-up, scale-up, agences digitales et ESN développent aujourd’hui leurs propres applications et plateformes.
France Travail recensait 873 000 salariés dans le numérique et 57 655 offres d’emploi en septembre 2024. Parmi les compétences particulièrement recherchées figuraient la capacité à concevoir et développer des programmes et applications informatiques et à créer des applications web. Sur les 66 240 projets de recrutement anticipés, 63,6 % étaient considérés comme difficiles.
Une nouvelle étude publiée par France Travail en avril 2026 souligne également que les mobilités entre entreprises sont particulièrement fréquentes chez les techniciens et ingénieurs d’études et développement informatique.
Pour les recruteurs, la difficulté n’est donc pas uniquement d’identifier les compétences techniques. Il faut également réussir à convaincre des candidats particulièrement sollicités.
Qu’est-ce qu’un développeur ?
Le développeur conçoit et fait évoluer des applications informatiques.
Selon les projets, il peut intervenir sur :
- des sites web ;
- des plateformes SaaS ;
- des applications mobiles ;
- des logiciels métiers ;
- des API ;
- des systèmes distribués ;
- des plateformes e-commerce ;
- des outils internes ;
- des applications utilisant l’intelligence artificielle ;
- des architectures Cloud.
L’Apec distingue notamment les développeurs Front-end, Back-end et Full Stack, et cite parmi les compétences et technologies associées HTML, CSS, JavaScript, PHP, Python, React, Node.js ou encore les bases SQL et MongoDB.
Mais derrière le terme générique de « développeur » se cachent plusieurs métiers.
Les différents profils de développeurs à recruter
Le développeur Front-end
Le développeur Front-end construit la partie d’une application avec laquelle l’utilisateur interagit directement.
Il intervient notamment sur :
- les interfaces ;
- la navigation ;
- les composants graphiques ;
- les formulaires ;
- l’affichage des données ;
- le responsive design ;
- les performances côté navigateur ;
- l’accessibilité ;
- les interactions avec les API.
Quelles technologies Front-end ?
Les principales technologies que l’on retrouve aujourd’hui sont notamment :
JavaScript et TypeScript, accompagnés de frameworks ou bibliothèques comme :
- React ;
- Angular ;
- Vue.js ;
- Next.js ;
- Nuxt ;
- Svelte.
HTML et CSS restent évidemment au cœur du développement web, auxquels peuvent s’ajouter Sass, Tailwind CSS ou différentes bibliothèques de composants.
Un recrutement Front-end ne doit cependant pas se limiter à la question :
« Combien d’années de React avez-vous ? »
Il faut également comprendre si le candidat sait travailler sur l’architecture Front-end, les performances, les tests, la gestion d’état, les Design Systems et la qualité du code.
Le développeur Back-end
Le développeur Back-end travaille sur les parties généralement invisibles pour l’utilisateur.
Il construit notamment :
- la logique métier ;
- les API ;
- les services ;
- l’accès aux données ;
- l’authentification ;
- les traitements ;
- les échanges entre systèmes ;
- certaines briques de sécurité ;
- la gestion des performances et de la scalabilité.
C’est ici que la diversité des langages devient particulièrement importante.
Java
Java reste très présent dans les systèmes d’information des grandes entreprises, des banques, assurances, acteurs industriels et ESN.
On retrouve fréquemment :
- Java ;
- Spring ;
- Spring Boot ;
- Hibernate ;
- Maven ou Gradle.
Un développeur Java peut intervenir aussi bien sur des applications historiques que sur des architectures modernes en microservices et Cloud.
C# et .NET
L’écosystème Microsoft .NET est particulièrement présent dans les entreprises utilisant largement les solutions Microsoft et Azure.
Les recherches peuvent concerner :
- C# ;
- .NET ;
- ASP.NET Core ;
- Entity Framework ;
- Azure.
Les profils évoluent du développeur .NET au Lead Developer, Tech Lead et Architecte .NET.
PHP
PHP reste largement présent sur le web et dans de nombreuses applications métiers.
Les environnements fréquemment rencontrés comprennent :
- PHP ;
- Symfony ;
- Laravel ;
- Drupal ;
- Magento / Adobe Commerce ;
- WordPress pour certains projets.
Un développeur Symfony senior n’est cependant pas interchangeable avec un développeur spécialisé dans WordPress ou Magento : le langage peut être le même mais les architectures et contraintes diffèrent fortement.
Python
Python est devenu particulièrement transversal.
Il est utilisé dans :
- le développement Back-end ;
- la Data ;
- le Machine Learning ;
- l’intelligence artificielle ;
- l’automatisation ;
- les API ;
- les outils internes.
Les environnements Backend comprennent notamment :
- Django ;
- Flask ;
- FastAPI.
Le recrutement doit donc distinguer un développeur Python Back-end d’un Data Engineer, d’un Data Scientist ou d’un Machine Learning Engineer qui utilise également Python.
JavaScript et TypeScript côté serveur
Grâce notamment à Node.js, JavaScript et surtout TypeScript sont aussi très présents sur le Back-end.
On retrouve :
- Node.js ;
- Express ;
- NestJS ;
- TypeScript.
Cette stack est particulièrement fréquente chez les start-up, scale-up et éditeurs SaaS souhaitant homogénéiser leurs environnements Front-end et Back-end.
Go
Go ou Golang est utilisé notamment sur :
- les microservices ;
- les infrastructures Cloud ;
- les plateformes à haute performance ;
- les outils DevOps ;
- les systèmes distribués.
Les candidats expérimentés étant moins nombreux que sur Java ou JavaScript, le recrutement peut devenir sensiblement plus difficile.
Ruby
Ruby, généralement associé à Ruby on Rails, reste présent dans plusieurs entreprises digitales et plateformes SaaS.
Le vivier est aujourd’hui plus spécialisé, ce qui peut rendre les bons développeurs Ruby particulièrement recherchés.
C et C++
C et C++ sont davantage associés au développement système, aux logiciels embarqués, aux applications industrielles, aux télécommunications, au gaming ou aux problématiques de forte performance.
Le recrutement nécessite souvent de comprendre l’environnement matériel et les contraintes du projet, et pas seulement le langage.
Le développeur Full Stack
Le développeur Full Stack intervient à la fois sur le Front-end et le Back-end.
Il peut par exemple travailler sur une stack :
React + TypeScript + Node.js + PostgreSQL
ou :
Angular + Java/Spring Boot
ou encore :
React + Python/FastAPI.
Le Full Stack est particulièrement recherché dans :
- les start-up ;
- les scale-up ;
- les petites équipes Produit ;
- les agences ;
- les projets nécessitant beaucoup d’autonomie.
Mais « Full Stack » ne signifie pas nécessairement qu’un candidat possède exactement le même niveau d’expertise partout.
Un bon briefing doit identifier son orientation dominante :
Full Stack à dominante Front-end
ou
Full Stack à dominante Back-end.
Cette nuance est souvent déterminante.
Software Engineer ou développeur : quelle différence ?
Les deux appellations se recouvrent largement.
Le titre de Software Engineer est particulièrement répandu dans les éditeurs SaaS, scale-up et entreprises technologiques internationales.
Il peut cependant sous-entendre une responsabilité plus large autour de :
- la conception ;
- l’architecture ;
- les tests ;
- la fiabilité ;
- les performances ;
- le déploiement ;
- l’observabilité ;
- la maintenabilité.
Dans certaines entreprises, « Software Engineer » est simplement l’intitulé anglophone de développeur. Dans d’autres, il correspond à un niveau d’exigence différent.
Lors d’un recrutement, il est donc préférable d’analyser les responsabilités réellement exercées plutôt que l’intitulé.
Le développeur mobile
Le développement mobile constitue lui aussi un marché spécifique.
iOS
Les développeurs iOS travaillent principalement avec :
- Swift ;
- SwiftUI ;
- historiquement Objective-C.
Android
Les environnements Android reposent notamment sur :
- Kotlin ;
- Java ;
- Jetpack Compose.
Cross-platform
Certaines entreprises choisissent des technologies permettant de développer simultanément pour plusieurs plateformes :
- React Native ;
- Flutter / Dart.
Le choix entre développement natif et cross-platform influence directement les profils à recruter.
Du développeur au Lead Developer
Lorsque l’équipe grandit, l’entreprise a besoin de profils capables de dépasser la production individuelle de code.
Le Lead Developer
Le Lead Developer reste généralement très proche du développement.
Il peut être responsable :
- d’une équipe de développeurs ;
- d’un domaine fonctionnel ;
- d’une application ;
- d’une squad.
Ses missions comprennent notamment :
- développement ;
- revue de code ;
- définition des standards ;
- mentoring ;
- résolution des problèmes techniques ;
- estimation ;
- participation aux choix d’architecture ;
- coordination avec Product et QA.
Un Lead Developer doit conserver une forte légitimité technique tout en développant ses capacités de communication.
Quelle différence entre Lead Dev et Tech Lead ?
Les deux titres sont parfois utilisés comme synonymes, mais une distinction peut être utile.
Le Lead Developer est souvent davantage focalisé sur une équipe et son delivery.
Le Tech Lead porte plus largement les décisions techniques.
Il peut notamment définir :
- les standards d’Engineering ;
- les architectures ;
- les choix de frameworks ;
- les patterns ;
- les stratégies de tests ;
- les pratiques CI/CD ;
- certaines orientations Cloud ;
- les règles de sécurité et de qualité.
Dans certaines organisations, le Tech Lead ne possède aucune responsabilité hiérarchique.
C’est un point important à clarifier lors du recrutement.
Un candidat qui souhaite devenir manager ne recherchera pas nécessairement le même poste qu’un expert souhaitant rester sur une Individual Contributor track.
Le Staff Engineer et le Principal Engineer
Les organisations Engineering les plus matures proposent de plus en plus des parcours permettant de progresser sans obligatoirement devenir manager.
On retrouve alors des titres comme :
- Senior Software Engineer ;
- Staff Engineer ;
- Senior Staff Engineer ;
- Principal Engineer.
Ces profils interviennent généralement au-delà d’une seule équipe.
Ils peuvent :
- résoudre les problématiques techniques les plus complexes ;
- définir des standards transverses ;
- concevoir des architectures ;
- accompagner plusieurs squads ;
- améliorer la qualité de l’Engineering ;
- porter certains programmes techniques stratégiques.
Ces recrutements sont particulièrement exigeants car l’entreprise recherche simultanément une grande profondeur technique et une capacité d’influence sans nécessairement disposer d’un lien hiérarchique.
L’Architecte logiciel ou Architecte développement
L’Architecte logiciel intervient encore davantage sur la conception globale du système.
L’Apec décrit l’Architecte développement comme responsable de la conception de l’architecture IT et de la coordination des différentes expertises, en prenant en compte les contraintes de coût, qualité et délai. Elle cite notamment Java, PHP, C++, les environnements Cloud AWS, Azure et GCP ainsi que les problématiques Data parmi ses champs de compétences.
Il travaille sur des sujets comme :
- architecture applicative ;
- architectures distribuées ;
- microservices ;
- APIs ;
- événements et messaging ;
- scalabilité ;
- résilience ;
- sécurité ;
- Cloud ;
- intégration avec les systèmes existants ;
- dette technique ;
- choix des technologies.
L’Architecte n’est donc pas simplement un développeur possédant davantage d’années d’expérience.
Il doit être capable d’arbitrer entre plusieurs solutions en prenant en compte :
performance + complexité + coûts + sécurité + maintenabilité + besoins métiers.
Engineering Manager : lorsque le management devient le métier
L’Engineering Manager dirige une ou plusieurs équipes de développement.
Il intervient davantage sur :
- le recrutement ;
- le management ;
- la performance de l’équipe ;
- les carrières ;
- les objectifs ;
- les processus ;
- la coordination avec Product ;
- l’organisation du delivery.
Selon l’entreprise, il peut encore coder ou avoir pratiquement quitté le développement opérationnel.
Il faut donc éviter de rechercher simultanément :
« un excellent manager qui code 80 % du temps ».
À partir d’une certaine taille d’équipe, ces deux attentes deviennent difficilement compatibles.
Les principaux langages et technologies sur lesquels digiRocks recrute
Le recrutement d’un développeur commence par une bonne compréhension de son environnement technologique.
digiRocks recrute des développeurs et Software Engineers sur une grande variété de langages, frameworks et plateformes, parmi lesquels :
| Domaine | Langages et technologies recherchés |
|---|---|
| Front-end | JavaScript, TypeScript, React, Angular, Vue.js, Next.js, HTML, CSS |
| Back-end Java | Java, Spring, Spring Boot, J2EE |
| Microsoft | C#, .NET, ASP.NET Core, Azure |
| PHP | PHP, Symfony, Laravel |
| Python | Python, Django, Flask, FastAPI |
| JavaScript Back-end | Node.js, TypeScript, NestJS, Express |
| Systèmes / performance | C, C++, Rust, Go / Golang |
| Mobile iOS | Swift, SwiftUI, Objective-C |
| Mobile Android | Kotlin, Java, Jetpack Compose |
| Mobile cross-platform | React Native, Flutter, Dart |
| Autres stacks | Ruby on Rails, Scala, Kotlin Back-end |
| Bases de données | PostgreSQL, MySQL, SQL Server, MongoDB, Redis |
| Cloud / Engineering | AWS, Azure, GCP, Docker, Kubernetes, Terraform, CI/CD |
L’objectif n’est pas de considérer ces mots-clés comme interchangeables.
Un recrutement réussi nécessite de comprendre ce que le développeur a réellement construit avec ces technologies, à quel niveau et dans quel environnement.
digiRocks recrute des développeurs
Le recrutement de développeurs fait partie de l’expertise historique de digiRocks dans la Tech et le Digital.
Nous accompagnons start-up, scale-up, éditeurs de logiciels, ESN, agences digitales, cabinets de conseil, DSI et grands groupes dans le recrutement de leurs équipes Engineering.
digiRocks recrute des :
- développeurs Front-end ;
- développeurs Back-end ;
- développeurs Full Stack ;
- Software Engineers ;
- développeurs Java ;
- développeurs JavaScript et TypeScript ;
- développeurs React ;
- développeurs Angular ;
- développeurs Node.js ;
- développeurs Python ;
- développeurs PHP / Symfony ;
- développeurs C# / .NET ;
- développeurs Go ;
- développeurs Ruby ;
- développeurs C et C++ ;
- développeurs Mobile iOS et Android ;
- Lead Developers ;
- Tech Leads ;
- Staff et Principal Engineers ;
- Engineering Managers ;
- Architectes logiciels et Architectes techniques.
Notre spécialisation permet de ne pas limiter le recrutement à une succession de mots-clés.
Entre deux développeurs Java ayant chacun huit ans d’expérience, nous cherchons notamment à comprendre :
- l’architecture des applications ;
- leur rôle personnel ;
- le volume et la complexité des systèmes ;
- la qualité et les pratiques de développement ;
- l’expérience Cloud ;
- les responsabilités de production ;
- le niveau d’autonomie ;
- la participation aux décisions techniques ;
- le management ou mentoring ;
- les environnements métiers.
C’est cette compréhension du métier qui permet de rapprocher une entreprise du développeur réellement adapté à son besoin.
Comment recruter un bon développeur ?
1. Commencer par le problème, pas par la technologie
Avant d’écrire :
« Nous recherchons 5 ans de Java, 3 ans de Kubernetes et 2 ans d’AWS »
il faut comprendre ce que la personne devra construire.
Par exemple :
« Faire évoluer une plateforme SaaS B2B de 50 000 à 500 000 utilisateurs tout en réduisant les incidents de production. »
Cette formulation permet de comprendre pourquoi certaines compétences sont importantes.
2. Séparer les compétences obligatoires des compétences souhaitées
Une fiche de poste comportant quinze technologies obligatoires réduit artificiellement le vivier.
Il peut être préférable de distinguer :
Must have
- Java ;
- Spring Boot ;
- architecture API ;
- SQL.
Nice to have
- Kafka ;
- Kubernetes ;
- AWS.
Un excellent développeur peut apprendre une technologie périphérique beaucoup plus rapidement qu’une entreprise ne peut lui apprendre plusieurs années de conception logicielle.
3. Évaluer le niveau réel
Demander :
« Vous connaissez Kubernetes ? »
apporte très peu d’informations.
Il vaut mieux demander :
« Dans quel contexte l’avez-vous utilisé ? »
puis :
« Qu’avez-vous personnellement configuré ? »
La différence entre avoir travaillé dans un environnement utilisant Kubernetes et avoir personnellement conçu l’architecture peut représenter plusieurs niveaux de séniorité.
4. Évaluer la qualité du raisonnement
Un recrutement technique ne devrait pas uniquement vérifier si un candidat connaît la syntaxe d’un langage.
Il faut observer sa capacité à :
- décomposer un problème ;
- poser des questions ;
- identifier les compromis ;
- expliquer ses décisions ;
- tester ses hypothèses ;
- détecter les risques ;
- simplifier.
La technologie évoluera. La manière de raisonner restera davantage.
5. Adapter le test technique au poste
Un test technique peut être pertinent, mais uniquement s’il ressemble raisonnablement au travail futur.
Un développeur Back-end expérimenté n’a pas nécessairement besoin d’un exercice algorithmique abstrait de plusieurs heures si son métier consistera essentiellement à concevoir des API et des systèmes distribués.
Un bon processus peut combiner :
- échange technique ;
- revue d’une architecture ;
- discussion autour d’un morceau de code ;
- exercice court ;
- system design pour les profils seniors.
Plus le candidat est senior, plus l’évaluation doit se déplacer du simple code vers la conception et les arbitrages.
Quelles soft skills rechercher chez un développeur ?
Les compétences techniques ne suffisent pas.
France Travail identifie notamment rigueur, autonomie et capacité à travailler en équipe parmi les savoir-être les plus recherchés par les employeurs dans les métiers du numérique.
Selon le niveau du poste, nous évaluons également :
- communication ;
- curiosité ;
- capacité à recevoir une code review ;
- pédagogie ;
- pragmatisme ;
- sens du produit ;
- capacité à prioriser ;
- responsabilité face aux incidents ;
- capacité à challenger une décision sans bloquer l’équipe.
Chez un Lead Dev, Tech Lead ou Architecte, la capacité à faire progresser les autres devient aussi importante que son propre niveau de code.
Quel salaire proposer à un développeur ?
Les rémunérations varient fortement selon la localisation, la stack, le secteur, la taille de l’entreprise et la rareté du profil.
Les données Apec 2025 donnent un bon point de référence : pour la famille des métiers du développement informatique, la rémunération médiane annuelle brute, fixe et variable compris, atteint 50 k€. 80 % des cadres de cette famille gagnent entre 38 et 74 k€.
Pour les offres spécifiquement publiées sous l’intitulé développeur, l’Apec observe 80 % des rémunérations entre 34 et 53 k€, pour une moyenne de 43 k€.
Ces statistiques regroupent toutefois des niveaux de séniorité très différents. Pour un recrutement en 2026, les fourchettes suivantes constituent des repères indicatifs de marché, principalement pour Paris et l’Île-de-France :
| Profil | Expérience indicative | Salaire brut annuel indicatif |
|---|---|---|
| Développeur junior | 0–2 ans | 38–45 k€ |
| Développeur confirmé | 2–5 ans | 45–55 k€ |
| Développeur senior | 5–8 ans | 55–68 k€ |
| Lead Developer | 5–10 ans | 60–75 k€ |
| Tech Lead | 6–10+ ans | 65–80 k€ |
| Staff / Principal Engineer | Senior / expert | 70–90 k€+ |
| Architecte logiciel | 7–12+ ans | 70–90 k€+ |
| Engineering Manager | Selon périmètre | 70–95 k€+ |
Ces montants peuvent dépasser 100 k€ pour certains profils experts dans des scale-up, entreprises internationales, FinTech, acteurs de l’IA ou organisations proposant des packages importants avec variable ou actions.
En région, les rémunérations restent généralement inférieures à celles de Paris, même si l’écart se réduit pour certaines technologies rares et pour les postes en télétravail.
L’Apec confirme cet effet géographique : dans sa famille « développement informatique », la médiane 2025 est supérieure en Île-de-France à celle observée dans les autres régions.
Quels développeurs sont les plus difficiles à recruter ?
Il n’existe pas une stack éternellement « en pénurie ». Les tensions varient avec le marché.
Les recrutements deviennent généralement plus complexes lorsque plusieurs contraintes se cumulent :
- forte séniorité ;
- technologie rare ;
- salaire inférieur au marché ;
- faible télétravail ;
- localisation difficile ;
- connaissance métier spécifique ;
- anglais courant obligatoire ;
- management ;
- contraintes de sécurité ;
- présence sur site importante.
Les profils les plus difficiles peuvent ainsi être des :
- Tech Leads ;
- Staff Engineers ;
- Architectes ;
- développeurs très seniors ;
- experts Go ou Rust ;
- spécialistes de systèmes distribués ;
- développeurs C++ très spécialisés ;
- ingénieurs ayant à la fois Software, Cloud et Data ;
- profils possédant une expertise sectorielle difficile à trouver.
Le problème vient donc rarement du langage seul.
Où recruter des développeurs ?
Les développeurs travaillent aujourd’hui dans pratiquement tous les secteurs :
Start-up et scale-up
Elles recherchent souvent des profils polyvalents capables de construire rapidement.
On y retrouve beaucoup de :
- Full Stack ;
- TypeScript ;
- React ;
- Node.js ;
- Python ;
- Go.
Éditeurs de logiciels et SaaS
Ils recrutent des équipes Engineering structurées, du Software Engineer au VP Engineering.
ESN et cabinets de conseil
Les besoins peuvent concerner Java, .NET, JavaScript, PHP, Cloud, mobile ou des environnements plus spécialisés selon les clients.
Banque et assurance
On retrouve historiquement de nombreux environnements :
- Java ;
- C#/.NET ;
- C++ ;
- Python ;
- Angular ;
- infrastructures distribuées.
Retail et e-commerce
Les besoins couvrent :
- Front-end ;
- mobile ;
- PHP ;
- Java ;
- Node.js ;
- architecture Cloud ;
- plateformes à fort trafic.
Industrie
Le recrutement concerne à la fois les applications métiers et le logiciel embarqué :
- Java ;
- .NET ;
- C ;
- C++ ;
- Python.
Data et intelligence artificielle
Python y occupe évidemment une place importante, mais les systèmes en production font également intervenir Java, Scala, Go, TypeScript ou C++ selon les architectures.
Recruter un développeur junior ou senior ?
Le choix dépend surtout du problème à résoudre.
Un junior peut être parfaitement adapté lorsque :
- l’équipe possède déjà plusieurs seniors ;
- le code est suffisamment structuré ;
- le management technique est disponible ;
- l’entreprise dispose de temps pour le faire progresser.
Le senior devient prioritaire lorsque :
- l’équipe est jeune ;
- l’architecture doit être définie ;
- les décisions techniques ont des conséquences importantes ;
- le produit doit passer rapidement à l’échelle ;
- les développeurs doivent être accompagnés.
Une équipe composée uniquement de seniors n’est pas nécessairement optimale, pas plus qu’une équipe dans laquelle aucun développeur expérimenté ne peut accompagner les juniors.
Quelle équipe de développement construire ?
Une équipe Produit peut par exemple être composée de :
**1 Product Manager
- 1 Product Designer
- 1 Tech Lead
- 2 développeurs Back-end
- 2 développeurs Front-end
- 1 QA**
Une start-up plus petite pourra privilégier :
1 Lead Developer
+ 3 Full Stack Engineers
Une plateforme complexe pourra avoir besoin de plusieurs équipes accompagnées de :
- Staff Engineers ;
- Architectes ;
- Platform Engineers ;
- SRE ;
- Engineering Managers.
Il n’existe donc pas de structure universelle.
L’organisation doit correspondre au produit et au stade de développement de l’entreprise.
Les erreurs à éviter pour recruter un développeur
Chercher une copie parfaite de la personne précédente
La technologie évolue. Une bonne capacité d’apprentissage peut être plus utile qu’une correspondance exacte avec chaque outil historique.
Faire une liste interminable de technologies
Un candidat possédant huit compétences essentielles sur dix peut être meilleur qu’un candidat cochant dix mots-clés sans profondeur.
Confondre ancienneté et séniorité
Dix années de développement ne garantissent pas automatiquement un niveau senior.
La séniorité se mesure aussi dans :
- la complexité traitée ;
- l’autonomie ;
- les décisions prises ;
- la qualité du raisonnement ;
- l’impact sur les autres développeurs.
Sous-évaluer les soft skills
Un excellent développeur incapable de collaborer peut ralentir toute une équipe.
Organiser un processus trop long
Les bons candidats peuvent mener plusieurs processus simultanément. Cinq ou six entretiens espacés sur plusieurs semaines augmentent considérablement le risque de les perdre.
Ne pas vendre le projet technique
Les développeurs veulent comprendre :
- ce qu’ils vont construire ;
- la stack ;
- la dette technique ;
- l’équipe ;
- les pratiques ;
- les décisions qu’ils pourront prendre ;
- les perspectives ;
- la qualité du management.
Le recrutement fonctionne dans les deux sens.
Comment digiRocks recrute les développeurs
Notre travail commence par un briefing technique suffisamment précis pour identifier le véritable besoin.
Nous cherchons notamment à comprendre :
- le produit ;
- l’architecture ;
- la stack ;
- la taille de l’équipe ;
- la méthodologie ;
- la séniorité ;
- le rôle dans les décisions ;
- les problématiques à résoudre ;
- la rémunération ;
- le télétravail ;
- les évolutions possibles.
Nous pouvons ensuite rechercher et approcher les candidats correspondant au projet.
Lors des échanges, nous ne nous limitons pas à vérifier qu’un candidat mentionne Java, React, Python, PHP, .NET, Node.js ou TypeScript sur son CV.
Nous cherchons à comprendre comment il les utilise et ce qu’il a réellement construit.
Cette différence est essentielle pour recruter un développeur qui réussira dans le poste plutôt qu’un candidat simplement bien référencé dans une recherche par mots-clés.
Recruter un développeur avec digiRocks
Le développement informatique s’est progressivement spécialisé.
Aujourd’hui, recruter « un développeur » peut signifier rechercher un Front-end React, un Back-end Java, un Full Stack TypeScript, un développeur Python, un Lead Dev, un Tech Lead ou un Architecte logiciel.
Chaque recrutement doit donc partir du rôle attendu, puis déterminer les technologies nécessaires.
Notre objectif : comprendre suffisamment précisément la technologie pour ne jamais perdre de vue l’essentiel — le développeur capable de résoudre le problème de l’entreprise.