Feux de forêts, disparition des espèces, assèchement des sols… la planète va mal, on commence à comprendre et surtout à le ressentir.

Face à ces évènements si gigantesques, on peut vite se sentir impuissants, découragés et abandonner la lutte… « c’est trop tard on ne peut plus rien faire » ou même « planquez-vous dans les bunkers » racontent les plus pessimistes.

Alors qu’au contraire, tout est encore jouable ! Ce sont les actions de nos générations qui vont déterminer l’état futur de notre (seule) planète.

Définition : qu’est-ce qu’une empreinte carbone ?

Se déplacer, se chauffer, d’alimenter, se soigner… toutes ces activités, par les individus qui les consomment et les entreprises qui les produisent, émettent des gaz à effet de serre qui s’échappent dans l’atmosphère et créent à force de s’accumuler une barrière (effet de serre) qui emprisonnent les rayons du soleil et réchauffent la planète.

Pour tout comprendre : https://bit.ly/3Askfxx

L’empreinte carbone est l’indicateur qui permet d’évaluer l’impact des activités humaines sur l’environnement et de savoir si ces dernières entrent dans les normes à respecter pour espérer réduire le réchauffement climatique.

Ok pour l’empreinte, mais pourquoi « carbone » ?

Le CO2e ou dioxyde de carbone est le gaz à effet de serre le plus répandu. Alors par souci d’homogénéisation, on l’utilise pour tous parler de tous les gaz à effet de serre.

Comment calculer son empreinte carbone ?

2 tonnes équivalent CO2e par an.

C’est la quantité idéale de gaz à effet de serre émise par personne pour un monde neutre en CO2 et pour maintenir l’augmentation de la température mondiale à un niveau inférieur à 2 degrés (Objectif Accord de Paris 2050).

En 2022, chaque Français émet en moyenne 9,5 t CO2/an.

Calculer son empreinte carbone est la première action à mener pour réduire son empreinte. Elle prend de nombreux paramètres en compte :

  • Les transports : En fonction des modes de transport empruntés cette année : bus, voiture, train, vélo, avion, moto…
  • Votre consommation d’énergie : Électricité, eau, gaz…
  • Votre alimentation : repas à dominante animale ou végétale…
  • Vie quotidienne : achats de vêtements, appareils électroniques, pharmaceutiques, trie des déchets, présence d’animaux de compagnie…

Pour calculer votre empreinte, plusieurs simulateurs sont à votre disposition :

Pour en savoir plus : https://datagir.ademe.fr

Comment réduire son empreinte carbone (CO2) au quotidien ?

Maintenant que vous avez une idée de votre empreinte carbone, voici 10 astuces pour la réduire.

1. Réduire son empreinte carbone en choisissant une banque éthique

Ce n’est un secret pour personne. Les banques investissent l’argent de vos comptes dans différentes entreprises afin de se rémunérer.

Le hic, c’est que les banques françaises sont les premiers financeurs européens des entreprises du secteur des énergies fossiles, avec plus de 317 milliards d’euros financés entre 2016 et 2021. 87% de ces financements proviennent seulement de 3 banques : BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole.

Pour lire le rapport complet : https://www.bankingonclimatechaos.org/

Actions à mener :

  1. Regardez si votre banque fait partie des mauvais élèves sur le site : https://bank.green/
  2. Regardez la note des autres banques, choisissez une banque éthique et renseignez-vous sur ses offres et ses services.
  3. Démissionnez de votre banque et transférez vos fonds vers la banque plus éthique.

La note DigiRocks :

Difficulté à mettre en place : Faible, l’information est facilement accessible sur internet et votre banque ne peut vous interdire de déplacer votre argent.

Impact : Fort, vous coupez immédiatement les fonds investis dans les énergies fossiles.

2. Réduire son empreinte carbone en mangeant moins de viande

C’est l’un des principaux arguments lorsque l’on parle de réduire son empreinte carbone, mais pourquoi ?

  • À cause des gaz à effet de serre : L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre, à cause du méthane que libèrent les animaux. Un gaz qui a un effet de réchauffement 28x plus important que le Co2.
  • À cause de la déforestation : L’élevage est responsable de la déforestation à travers le globe (dont 65 % de la déforestation en Amazonie) à cause des terres qui sont défrichées pour élever et nourrir le bétail. Moins d’arbres implique aussi moins de CO2 capté naturellement.
  • À cause de la surconsommation d’eau : L’élevage induit une énorme consommation d’eau qui diffère en fonction des viandes, on parle de 15.000 litres d’eau pour 1kg de boeuf.

Actions à mener :

  1. Diminuer petit à petit votre consommation de viande en essayant 1 jour sans, puis 2 puis 3.
  2. Végétalisez votre assiette en mangeant plus de légumineuses et céréales.
  3. Si vous pouvez vous le permettre, privilégiez les aliments provenant de France, de saison avec labels (AB, rouge…).

Pour d’autres conseils : https://www.wwf.fr/agir-au-quotidien/alimentation

La note DigiRocks :

Difficulté à mettre en place : Faible, éviter de manger 1x de la viande par semaine n’est sans doute pas le plus grand défi que vous ayez connu.

Impact : Fort, rien qu’1 kg de viande non consommée permet d’économiser sur de nombreux aspects : pollution, déforestation, surconsommation d’eau.

3. Choisir un mode de transport neutre pour réduire ses émissions de CO2

En France, les transports sont responsables de 31% des émissions de GES (gaz à effet de serre).

Parmi elles :

  • 53% sont émis par les voitures
  • 25% par les poids lourds
  • 25% par les véhicules utilitaires
  • 4% par les avions (vols intérieurs seulement)
  • 3% par les autres transports (maritime, deux roues, ferroviaire, fluvial)

Chaque kilomètre en voiture produit environ 0,200 kg de CO2 soit 2 tonnes pour 10.000 km par an. Se déplacer de façon neutre peut donc avoir un réel impact sur votre empreinte carbone. Voici comment faire :

Actions à mener :

  1. Si vous le pouvez, remplacez vos modes de transports par le vélo, les transports en commun, le covoiturage ou même à pied.
  2. Faites du télétravail pour limiter vos déplacements
  3. Si la voiture est absolument irremplaçable, pensez à adopter une conduite économique (ne pas pousser les rapports, passer la vitesse supérieure, utiliser le frein moteur…), évitez la surconsommation de carburant (ouverture des fenêtres), gonflez les pneus à la bonne pression pour éviter la surconsommation.
  4. Évitez de prendre l’avion. Même si le pourcentage d’émission peut vous paraitre faible, un seul vol peut vous faire atteindre votre quota d’empreinte carbone (l’objectif est de 2 tonnes par personne / an).

Pour en savoir plus : https://bonpote.com/pourquoi-arreter-lavion-ne-devrait-plus-etre-un-debat/

La note DigiRocks :

Difficulté à mettre en place : Moyenne, tout va dépendre de l’endroit où vous habitez (plutôt en ville ou en campagne), des possibilités de télétravail en fonction de votre métier et des accords de votre entreprise.

Impact : Fort, puisque pour chaque kilomètre en voiture évité, c’est environ 0,200 kg de CO2e en moins. Sans parler de l’avion.

4. Choisir un fournisseur d’énergie à faible émission de CO2 permet également de réduire son empreinte carbone

La production d’électricité représente 41% des GES mondiaux, seulement 12% pour la France dû aux centrales nucléaires, faibles émettrices de CO2.

Là encore, pour diminuer votre empreinte carbone le choix d’un fournisseur d’énergie renouvelable est préférable à des acteurs privilégiant l’énergie fossile.

Action à mener :

  1. Regardez si votre fournisseur fait partie des mauvais élèves sur le site de Greenpeace : www.guide-electricite-verte.fr/
  2. Regardez la note des autres fournisseurs, choisissez un acteur qui propose une offre 100% énergies renouvelables et renseignez-vous sur ses conditions.
  3. Si le fournisseur vous convient, vous n’avez plus qu’à changer. Vous venez de réduire votre empreinte carbone !

La note DigiRocks :

Difficulté à mettre en place : Faible, l’information est facilement accessible sur internet et il existe de nombreux fournisseurs d’énergie bas carbone.

Impact : Fort, à chaque utilisation de l’électricité (lumières, appareils de cuisine, informatique…), c’est du CO2 en moins !

5. Trier, recycler, réparer pour éviter le gaspillage

+1,757,300,000 tonnes, c’est le nombre de déchets que nous avons produit à l’heure où vous lisez ces lignes (31 octobre 2022) d’après The World Counts : https://bit.ly/3U5AaL3

Action à mener :

  1. Réduire vos achats : C’est la première vanne à fermer pour réduire nos déchets. C’est-à-dire contrôler les achats compulsifs, réduire les achats à ce qui est utile et à ce qu’on va vraiment utiliser. On vous en dit plus dans le point n°6.
  2. Réutiliser et réparer vos achats : N’achetez que des articles que vous comptez réutiliser. Choisissez des produits avec une longue durée de vie, réparables plutôt que remplaçables.
  3. Recycler vos achats : Si vos n’avez pas d’autres choix que de vous séparer votre produit, pensez à le vendre (s’il n’est pas trop endommagé), à le donner (associations, proches, brocantes…) ou bien à le recycler (déchèteries, poubelles de tri…).

La note DigiRocks :

Difficulté à mettre en place : Moyenne, si la réutilisation et le recyclage est davantage compris et pratiqué, la réduction des achats reste le plus difficile (changement d’habitudes, incitations à l’achat, matériel = preuve sociale…), c’est pourquoi nous allons vous donner quelques astuces dans le point suivant !

Impact : Fort, le meilleur déchet est celui qui n’existe pas.

6. Contrôler ses achats, c’est couper son empreinte carbone à la source !

« En ai-je vraiment besoin ? » C’est la question qui nous vient à l’esprit (ou pas) lorsque le désir d’achat rencontre notre conscience.

Que ce soit dans l’achat de vêtements, d’ordinateurs, de jouets, de meubles.. c’est la phrase que nous devons tous nous poser pour réduire au maximum l’empreinte de nos achats au plus utile. À l’instar des trois tamis de Socrate (version moderne), voici la méthode BISOU :

Besoin : est-ce que j’ai vraiment besoin de cet objet/service, ou est-ce qu’une envie passagère ?

Immédiat : est-ce qu’il me le faut vraiment maintenant ou est-ce que je suis poussé.e à l’achat (promotion, court délai d’achat, stock limité…) et dans ce cas je peux attendre ?

Semblable : est-ce qu’il peut être remplacé par un objet semblable que je possède déjà ?

Origine : d’où vient le produit ? Où a-t-il été produit, avec quel matériau, dans quelles conditions ? Est-ce éthique ?

Utile : est-ce qu’il va réellement me servir ? Que va-t-il réellement m’apporter ? Comment pourrais-je m’en passer ?

Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, pouvez-vous emprunter ou louer cet objet/service ? Pouvez-vous l’acheter d’occasion ?

Actions à mener :

  1. Posez-vous la fameuse question « En ai-je vraiment besoin ? » et répondez sincèrement.
  2. Demandez à un proche (qui n’a aucune raison de bénéficier de votre achat au risque de biaiser son avis) de vous aider à prendre la meilleure décision.
  3. Vous pouvez créer des groupes d’entraide pour vous motiver ou vous limiter à un certain budget de dépenses par mois en le réduisant petit à petit.

La note DigiRocks :

Difficulté à mettre en place : Moyenne, la méthode BISOU va à l’encontre de nos envies ce qui amène parfois à se mentir à soi-même pour justifier l’achat. Tenez bon !

Impact : Fort, chaque achat en moins est un cycle de production en moins !

7. Réduire son empreinte carbone numérique

En 2022, le numérique est responsable de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), dont 2,5% en France. Toujours plus présent dans nos vies, réduire son empreinte carbone au global passe forcément par la réduction de son empreinte numérique.

Qu’est-ce qu’il pollue le plus ? Quelles actions faire en priorité ? DigiRocks vous donne 15 bonnes pratiques pour réduire votre empreinte numérique au travail directement ici : https://www.digirocks.fr/reduire-impact-numerique-travail/

La note DigiRocks :

Difficulté à mettre en place : Faible, ce sont de simples gestes au quotidien qui font la différence.

Impact : Fort, chaque mail non envoyé, page internet fermée, prise débranchée, c’est des kilos de CO2 en moins !

8. Repenser sa manière de voyager

L’imaginaire construit autour du voyage implique l’éloignement de son domicile, l’aventure, des paysages à couper le souffle, la découverte de contrées lointaines… et par conséquent un mode de transport : l’avion.

Responsable de près de 3% des émissions de CO2, il pollue 25x plus qu’un trajet Paris-Nice en voiture et 45x plus que le même trajet en train.

Alors, comment allier les rêves d’un tour du monde aux enjeux climatiques de notre époque ? En voyageant moins, moins loin et autrement.

Actions à mener :

  1. Découvrir les 10 paysages de France qui font voyager à l’autre bout du monde : https://bit.ly/3fs9PYn
  2. Allez sur le site : https://www.chronotrains.com/fr pour découvrir les destinations proches de chez vous en moins de 5h de train.
  3. Planifiez vos prochaines vacances : https://www.seat61.com/CO2flights.htm

9. Réduire son empreinte carbone au quotidien

Si toutes les actions individuelles possibles étaient réalisées dans le domaine de l’alimentation, des transports et du logement, on réduirait l’empreinte carbone de 45% (source Carbone 4).

Pour y arriver, We Act 4 Good (WWF) a créé une application ludique, pédagogique et sous forme de défis, qui résume toutes les actions possibles à mettre en oeuvre au quotidien.

Je vous laisse la découvrir directement ici : https://weactforgood.com/app-telecharger/

10. S’engager dans des associations avec des projets de compensation carbone

Face au défi de l’empreinte carbone, les gestes individuels comptent mais les actions collectives ont davantage d’impact. Si vous souhaitez aller plus loin, voici une liste d’ONG qui s’engagent activement (en France et à l’international) contre le changement climatique via la mise en place de projet de compensation carbone.

Vous avez désormais toutes les clés pour passer à l’action, à vous de jouer !